jp pellegry [le blog]

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jeudi 22 décembre 2005

Régulateur de température pour four électrique

C'est parti !

Les régulateurs de température évoqués dans un précédent billet sont en vente sur le site d'iPharos . C'est encore artisanal mais la boutique en ligne est prévue pour bientôt (merci François ).

La bonne nouvelle c'est que la gamme PXR3 et PXR4 de Fuji Electric a un petit frère PAS3, qui est un simple thermostat qui pourra satisfaire les constructeurs de fours pour fusion des métaux non ferreux, ou pour équiper un four à émaux. Pour la construction d'un four céramique, les PXR3 et PXR4 avec générateur de consigne restent imbattables !

La mauvaise nouvelle, si cela en est vraiment une, c'est que le modèle le plus évolué dépasse de 2,12 euros la barre annoncée ! De toutes façons à performance équivalente ces régulateurs sont de 30% à 50% moins chers que leurs concurrents .

mercredi 21 décembre 2005

Attaque virale

Ce blog faisant l'objet actuellement d'une attaque de spams les commentaires sont provisoirement fermés le temps que je résolve le problème de sécurité.

Désolé

Après quelques manips ... on tente une ré-ouverture

Et ben ça continue alors ... on va refermer quelques jours !

Et ré-ouvrir pour tester le nouvel anti spam

mardi 20 décembre 2005

Diversification -8- Distribution des régulateurs de température PXR3 et PXR4 de Fuji Electric

Au départ de la création d'iPharos j'avais envisagé de commercialiser des fours en kit pour les constructeurs amateurs. Suite à des difficultés avec un fournisseur pour m'approvisionner en fibre céramique réfractaire, j'avais mis ce projet en sommeil. Il est temps de le faire renaître aujourd'hui sous une forme un peu différente en laissant à l'amateur le soin de la construction du four (qui peut se faire très économiquement en ... béton cellulaire léger. J'en reparlerai) mais en lui fournissant la partie régulation.

Après avoir fait le tour du marché des appareils disponibles j'ai porté mon choix sur la série PXR de Fuji Electric. D'une part, ils disposent de deux appareils dont les caractéristiques en terme de performance et de prix sont très concurrentielles et d'autre part leur responsable produit est particulièrement efficace, réactif et à l'écoute.

iPharos devrait donc commercialiser dans les jours qui viennent les régulateurs de température  pxr3 et pxr4 avec l'option générateur de consigne (2 programmes de 4 rampes et 4 paliers ou un programme de 8 rampes et 8 paliers).

 PXR 3  PXR 4
   

 Les caractéristiques :

  • 1 entrée mesure thermocouple (J, K, R, B, S, T, E, N, PL2)
  • 1 sortie conduite relais mécanique ou statique (triac SSR/SSC) *
  • 1 Générateur de consigne 2x8 segments ou 1x16
  • Algorithme de régulation Tout ou Rien ou PID avec fonctions auto réglante et/ou auto adaptative,
  • Utilisation de la logique floue associée à l'algorithme de régulation PID,
  • Indicateur 4 digits pour l'affichage de la mesure (rouge) et de la consigne (vert) pour le pxr4,
  • Format : pxr3 : 24x48 mm,  pxr4 : 48x48 mm
  • Protection façade avant IP66 - NEMA-4X
  • Alimentation : 85-240 VAC
  • Connexion par bornier à vis M3 intégré

* A choisir à la commande. Un deuxième signal de sortie est disponible en option ainsi que deux sorties relais alarmes.

Ces deux appareils offrent les mêmes possibilités. Le PXR4 affiche en plus en vert la consigne demandée et permet une commande manuelle (réajustement de la consisgne) en cours de programme par simple appui sur les flèches haut/bas.

Et le prix ? je devrais pouvoir sortir ces produits à moins de 200 euros TTC ! Pour qui a déjà recherché un régulateur de température pour une construction amateur de four de poterie ou de céramique ce prix doit laisser rêveur !  Avec un thermocouple de type K et un relais (de préférence statique) c'est en ensemble idéal pour réguler n'importe quel type de four : fonderie, bijouterie, émaux, fusing etc ..., remplacer une régulation devenue défaillante sur un four existant ou mettre en place un process nécessitant un contrôle de température.

mercredi 14 décembre 2005

Diversification -7- Le pigment noir de vigne et ses reflets ...

Une première vue du charbon de cep de vigne réalisé hier, en vue de la production d'un pigment "noir de vigne"  :

Et Cennino Cennini avait raison quand il parlait du reflet bleuté de ce pigment noir. On peut déja l'apercevoir sur cette première photo, mais encore mieux sur celle-ci réalisée après un deuxième test :

lundi 12 décembre 2005

Diversification -6- Le noir, la vigne, Cennini et les pigments

Toujours dans cette quête de la meilleure qualité pour ces nouveaux produits en cours de développement je relisais il y a quelques jours quelques vieux manuels de technique picturale. Je commence déja à travailler sur différents pigments mais il en est un que j'avais oublié et qui pourtant devrait couler de source compte tenu de ma région : Le noir de vigne !

Ce pigment noir, fabriqué avec des charbons de ceps de vignes, est cité avec éloge pour ses reflets bleutés par Cennino Cennini dans son  Il libro dell'arte (Le livre de l'art) paru au XIV ème siècle et qui continue à faire référence. En 1773, J.F. Watin dit à propos du noir de vigne que "[...] c'est le plus beau de tous les noirs ; plus on le broie, plus il donne d'éclat, aussi les Peintres en tableaux s'en servent-ils par préférence".

Il ne restait plus qu'a faire un test ! Grace à Jean-Luc Kriegel*, grand amateur d'art et ami, j'ai pu me procurer un superbe fagot de sarments. Il ne restait plus qu'à en faire ... du charbon ! Pas si simple en fait mais ayant la chance de disposer d'une importante documentation j'ai pu me fabriquer rapidement un micro four à cornue.

Le résultat est ... SUPERBE ! (Je sais un photo serait bienvenue et je vais tacher d'arranger ça.) J'ai ressorti du mini four une soixantaine de grammes de petits fusains de 10 cm de long dont la plupart avaient une extrémité teintée d'un sublime reflet bleu brillant.

Economiquement par contre ce n'est pas un produit qui pourra être bon marché. Disons qu'il se situe dans la gamme de prix d'un bon outremer.  La cuisson dans un four électrique dure entre 6 et 8 heures et le rendement brut ne dépasse guère les 15%. C'est à dire qu'un kilo de sarment ne donne que 150 g de charbon brut. Si de plus on souhaite obtenir un produit de très haute qualité, il faut le purifier et le laver, ce qui génère encore une perte matière non négligeable.

Il ne me reste plus (!) qu'à construire un four électrique un peu plus grand pour lancer une petite fabrication.

A suivre ...

* Jean-Luc Kriegel anime la société Kriegel-Web-Concept et est présent sur le net sous sa marque "WebAquitaine". Avant que je ne laisse plus ou moins tomber la réalisation de sites web pour reconvertir ma société dans la fabrication et la commercialisation de produits naturels (colle et peinture à la caséine, pigments et produits pour beaux-arts) nous avons longuement travaillé ensemble dans la plus parfaite entente.

mardi 6 décembre 2005

Diversification -5- Du choix des pigments naturels et de l'emballage

Cette semaine se passe comme prévue à sélectionner une gamme de pigments pour la peinture pour meubles. Ayant en stock quelques ocres de différentes couleurs j'ai bien évidemment fait mes premiers échantillons avec cette matière tout à fait cohérente avec la philosophie de cette peinture 100% naturelle.

La où le bas blesse c'est au niveau des fournisseurs ! Depuis que les ocres sont à la mode pour les peintures murales à la chaux, le prix des ocres à augmenté, marketing oblige, d'une façon que l'on qualifiera élégamment de "plus que sensible" !

L'ocre naturel n'étant jamais qu'un argile coloré par de l'oxyde de fer (Fe2O3), le plus simple est de jouer les apprentis sorciers et de recréer en quelques heures ce que la nature à réalisé en quelques milliers (millions ?) d'années. Bref je teste cette semaine différentes solutions qui vont du simple mélange de deux ou trois argiles avec de d'oxyde de fer à la fabrication pure et simple de l'oxyde par précipitation d'un sulfate ferreux purifié en présence de noyaux de goethite.

Au vu des résultats obtenus et du temps passé à contrôler le processus, il n'y a aucun intérêt (tout au moins pour les volumes prévus dans les premiers mois), à se lancer dans la fabrication de l'oxyde !

Adieu la fabrication de pigments ? Peut-être pas ! Car si la gamme des oxydes de fer va du jaune au rouge plus le noir, il manque ... le bleu ! Comme il est hors de question d'utiliser un oxyde de métal lourd (cobalt en l'occurence) ou un composé toxique il ne reste plus comme choix qu'un produit chimique (Phtalocyanine) ou un composé de minéraux naturels comme le bleu outremer (silico aluminate de sodium). Si vous avez suivi les précédents billets vous saurez mon choix !

Ayant prévu d'acheter un four dans quelques temps j'avoue que je suis assez tenté pour fabriquer ce pigment ainsi par la même occasion que du bleu égyptien (en partant de l'analyse chimique réalisée par le CNRS sur des peintures d'époque).

Mais avant il reste encore un détail ... les emballages. J'aurais aimé, comme annoncé dans le précédent billet, retenir un emballage sous sachet kraft, mais à la réflexion ce n'est peut-être pas prudent. Il vaudrait mieux retenir une solution totalement étanche et protégeant la caséine de l'humidité. Retour donc vers le sachet en polyéthylène, voire le complexe papier/aluminium/polyéthylène.

A suivre ...