Comme chaque semaine j'ai fait le tour des sites des principales web agencies (pardon agences internet) d'Aquitaine. C'est une contrainte (si tant est que s'en soit vraiment une ...) que je me suis fixé dans le cadre du développement d'iPharos.

Compte tenu de l'absence de nouveautés ou de mise à jour des sites de mes concurrents confrères depuis quelques temps, j'ai décidé d'effectuer cette fois une recherche thématique et, vinexpo aidant, c'est le domaine du vin que j'ai retenu.

Première étape donc, récolter des noms de châteaux dans les nombreux articles parus dans la presse locale : des très connus, des moyennement connus et des obscurs. Au passage pour les lecteurs non locaux, dans notre belle région « château » n'est pas synonyme de belle demeure ancestrale bardée de créneaux et de mâchicoulis, mais le nom donné à une exploitation vinicole même si la maisonnée est aussi belle qu’un préfabriqué des années 70.

Deuxième étape, taper sur google le nom dudit château. Cela me semblait la voie la plus rapide pour accéder au site. Et bien sauf pour la plupart des grands crus bien connus ce n’est pas si évident. Bien souvent je suis tombé sur un certain nombre de moteurs « annexes » et polluants qui sentaient bon le « référencement automatique dans plusieurs centaines de moteurs de recherche pour la modique somme de xxx euros ».

Et ensuite ? Ben je me suis demandé si le marché n’avait pas été trusté par une seule agence ! Tous ces sites sont basés sur le même modèle avec souvent une introduction en flash puis une belle page remplie de quelques photos bien assemblées pour en faire une belle image reprenant les chaix, les vignes, les propriétaires etc… avec au centre le nom du château reprenant la même typographie que celle des étiquettes des bouteilles.

Le reste du site ? 3 ou 4 jolies pages statiques généralement nommées « présentation », « nos produits », « commande » (avec des tarifs non mis à jour depuis parfois 2 ou 3 ans) et « contact ».

J’ai du mal à voir la démarche marketing qui a présidé à la création de tels sites. J’essaie de me mettre à la place de l’acheteur potentiel et je me demande encore pourquoi j’irai acheter mon vin chez tel ou tel producteur. L’investissement a-t-il au moins été couvert par des ventes supplémentaires, l’arrivée nouveaux marchés ?

Le calcul de la rentabilité du site internet est relativement simple : il suffit de diviser le coût du site par la marge nette unitaire avant impôts de chaque bouteille pour mesurer le nombre de cols supplémentaires à vendre pour au moins couvrir l’investissement.

Je connais mal ce secteur mais que crois que je vais essayer d'y proposer les services d'iPharos !

Pour ma part j’ai fait ma dernière commande de quelques caisses de Médoc auprès d’un copain qui a une petite exploitation et qui n’arrive pas à s’en sortir. Son vin n’est peut-être pas LE meilleur (encore que dans sa gamme il soit excellent) mais j’ai fait une bonne action.